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Congo Brazzaville : L’entreprenariat juvénile à la rescousse d’une économie en récession.

La chute du prix du baril de pétrole a réduit considérablement le produit intérieur brut (PIB) de plusieurs pays, en particulier ceux dont les revenus pétroliers occupent une part importante dans le budget de l’Etat. C’est le cas du Congo Brazzaville, frappé de plein fouet par la chute des cours du brut, qui a constaté des effets dépressifs sur la demande intérieure et le secteur non pétrolier, à en croire un rapport publié par le Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique et Budgétaire du Ministère du Plan et de la Décentralisation, en ce mois de juin 2016.

En face de ce climat économique morose, la question que se pose plusieurs experts et acteurs du développement économique est celle de savoir : Quelle stratégie pour la relance économique dans le moyen et long terme, en attendant une montée des cours du brut ?

Sans doute, la récurrente problématique de la diversification de l’économie nationale refait surface. Mais comment s’y prendre lorsqu’on sait que nombreux sont les congolais qui sont attachés à la fonction publique qu’aux emplois indépendants ?

IMG-20160615-WA0009Dans les tentatives de réponses à ces interrogations, la jeunesse congolaise qui représente plus de 70% de la population reste le plus grand atout, comme agent économique incontournable. C’est ainsi que plusieurs jeunes s’initient  dans l’entrepreneuriat à l’instar de Rachel Kombela la fondatrice du concept Richel food, lauréate du challenge “startupper”  organisé récemment par Total. Cette dernière compte créer une société spécialisée dans la pré-transformation et le conditionnement des aliments (Saka saka, piment, manioc, cacahouète), puis faciliter la conservation pour les rendre disponibles durant toute une année. 

Mais la difficulté que rencontre cette jeune étudiante, est celle du financement, qui d’ailleurs est le goulet d’étranglement de tous les jeunes qui veulent investir, faute d’un fonds de soutien à l’entrepreneuriat juvénile.

C’est ainsi en qu’en se confiant aux journalistes de ADIAC-CONGO, la lauréate a révélé ce qui suit : «  j’ai besoin de l’aide du gouvernement congolais pour concrétiser mon projet. Le coût total du projet est estimé à moins de 50 millions de FCFA ».

Sans doute un cri de cœur pas seulement pour les investisseurs internes, mais aussi les partenaires de développement multiformes dans le monde.

A l’issue de la réunion qu’elle a tenue le 2 juillet 2016 dernier avec son staff, en la présence de Arcel DIAMANA, le coordonnateur de la plateforme la Congolaise 242, invité à cet effet,  les besoins ci-après figurent comme priorités:

  • Siège d’exploitation du projet ;
  • Création juridique de l’entreprise;
  • Obtentions des machines;
  • Matériels de production;
  • Conditionnement;

IMG-20160616-WA0015Aussi, le lancement officiel de ce projet est prévu pour le lundi 19 septembre 2016. A cet effet, la lauréate sollicite le concours de tous les investisseurs pour un apport idoine, en vue du lancement de cette entreprise, qui sans doute permettra à l’Etat de disposer un supplément dans son assiette fiscale, mais surtout la création d’emploi.

Pour tout contact : +242 06 465 72  61

Athanase Jaurès MOUSSOUNGOU

 

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