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GISCARD GANDOU D’ISSERET S’INVESTIT DANS LE NOUVEAU ROMAN

Le sociologue congolais Giscard Gandou d’Isseret a présenté  le 26 avril à Brazzaville au public un ouvrage intitulé Autant partir que sacrifier.  Ce roman idyllique de 210 pages, vendu à 8.000 francs CFA,  saupoudré d’un simulacre de soupçons où les choses n’existent pas in concreto  est une invite faite aux lecteurs  pour comparer le déceler que le Congo actuel est différent de celui d’hier.

Misère et souffrance ne sont pas décrites sur les pages du livre qui décrit une histoire émouvante autour de Marie-Noëlle et Martial pour permettre au lecteur de jeter un regard en arrière afin de comparer le Congo d’aujourd’hui à celui du milieu des années 80. La plupart des personnages qu’on y rencontre semblent issus d’une certaine bourgeoisie. Le monde vit paisiblement, le cours de la vie semble normal et les étudiants  n’éprouvent aucune difficulté pour obtenir des bourses d’étude et partir à l’étranger. « Un Congo qui jubilait et dansait » a signé l’auteur.

Modérateur du jour, Obambé Gakosso a expliqué que le concept  du roman prolixe de Gandou d’Issert est la vitrine sociétale  qui présente une micro société «  aux prises avec diverses logiques où se mêlent tradition, modernisme et conformisme », où se côtoient des générations jeunes et vieux.  Un monde où s’entremêlent des conflits mère et fils, père et fille, occidental et africains.  

Obambé Gakosso a martelé que cette comparaison, sans  être linéaire, se traduit au travers des chapitres disposés de manière discontinue qui se complètent sans se succéder logiquement, à l’instar des  étudiants qui disparaissent pour réapparaître plus tard. Une démarche stylistique qui rappelle le nouveau roman. Autant partir que sacrifier est un véritable jeu de puzzle qui ne reconstitue l’histoire qu’à la fin de la lecture. 

« Ce  livre corrosif, jouissif et passionnant prête à sourire qu’à rigoler », a dit Obambé Gakosso. Ces propos s’illustrent par des attributions  «le chic » pour désigner le prince charmant avec lequel la femme rêve fonder un foyer, « le choc » un « mec » de circonstance, « le chèque » celui vers qui elle fat recours en cas de besoin. Cet ouvrage de roman peut  engendrer des pièces de théâtre a remarqué le modérateur.

L’ouvrage de Giscard Gandou d’Isseret cumule figure de style rythme et musique a dit le  critique littéraire Pierre  Ntsémou. Ayant mûri une réflexion philologique autour de ce roman d’un niveau artistique distingué, le « Saint-Pierre des mots » a révélé au public qu’Autant partir que sacrifier traduit entre ce qui a été dit et ce qui va être dit, ce qui est.

Giscard Gandou d’Isseret a  à son actif plusieurs livres entre autres,  Sur les pas des philosophes. Le défi de penser ; L’Espace d’une vie ;  Des destins déchirés par l’amour.

La Congolaise 242

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