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Zed Lebon, la nouvelle identité de la photographie congolaise.

«  L’art est le moyen d’imiter la nature et de reproduire d’une manière sensible des objets conçus dans l’esprit, c’est la réalisation au dehors d’une vue de l’âme, d’un sentiment ou d’une idée. » dixit Louis Auguste Martin dans Esprit Moral du XIX Siècle(1855).

Le beau n’est il pas universel, car quelque soit l’espace il transcende les époques. Mais quel mystère représente l’art, pour qu’il reste à jamais à la recherche du beau ?

IMG-20170309-WA0002Ces interrogations nous emmènent à percer l’univers infini des artistes, qui au quotidien vivent comme tout le monde, mais regardent la cité tantôt d’une façon, tantôt d’une autre.

Un artiste a intéressé le staff de la congolaise 242, il s’agit bel et bien de Lebon Chansard ZIAVOULA dit Zed Lebon.

Diplômé en communication documentaire de la célèbre et historique Université Marien Ngouabi du Congo Brazzaville, Zed est un passionné de la photo d’art et de presse, car comme le disait en son temps Anatole France : « il faut avoir la passion de son art, on ne fait bien que ce que l’on aime ».

Pour Zed, la photo est avant tout une affaire de famille, né d’un père photographe amateur dans son jeune âge, c’est surtout auprès de son oncle paternel qu’il va poser les jalons de la photographie, mais aussi en côtoyant des collègues photographes au lycée, au point où il deviendra très vite une référence des photos souvenirs à l’école et lors des mariages. Si ces moments ont réveillé l’instinct photographique du jeune prodige congolais, c’est surtout en rencontrant des photographes congolais de renom comme Baudouin Mouanda et Lumière Moussala, que Zed Lebon va apprendre la dimension artistique de la photographie.

Membre du collectif Génération Elili depuis 2010, dont il devient à ce jour le chargé à la communication, Zed Lebon a participé a plusieurs expositions photographiques, dont :

  • « Autonomisation de la femme » à Normandie en France (2011);
  • « Accès à l’eau potable : un paradoxe Congolais », Exposition collective au Centre Culturel Russe  en Juillet 2011
  • « Accès à l’eau potable : un paradoxe Congolais », Exposition collective au Restaurant « O’sympatic » en Octobre 2011 ;
  • « Na Libongo », Exposition Collective à la galerie Elili en Mai 2012 ;
  • « Bouganda », Exposition Collective à la galerie Elili dans le cadre du Festival International du Livre et du Film «  Etonnants Voyageurs » en Février 2013 ;
  • « Ephémère », Exposition collective à l’Institut Français du Congo en mars 2013 ;
  • « Clin d’œil », Exposition Collective à l’Institut Français du Congo en 2013 ;
  • « Présence, Absence », deuxième biennale congolaise des arts et des lettres au Palais des Congrès en octobre 2014 ;
  • « Slam et Photo », Exposition Collective à l’Institut Français du Congo en mars 2015 ;
  • « Le geste sportif » , Exposition collective à l’Institut Français du Congo en janvier 2016 ;
  • « Mi femme, Mi….. », Exposition collective à l’Institut Français du Congo en avril 2016 ;
  • « Regard sur Brazza », Exposition collective au Musée du Bassin du Congo en novembre-décembre 2016.

Autant d’exposition collectives, sans compter nombre d’ateliers de formation au Congo Brazzaville et dans le monde, auxquels a pris bonne part Zed Lebon, qui lui ont permis d’élever son niveau artistique et le génie qui l’habite. Si Zed demeure un mystère, c’est en partie du fait de n’avoir jamais connu l’amour maternel, car cette absence va l’emmener vers une interrogation spécifique de l’appréhension de son être à travers la quête continue de l’inconnu : sa mère. Sans doute un vide dont l’artiste cherche à combler dans ses œuvres.

Après un séminaire de formation sur la créativité et le design à Shenzhen en Chine, Zed Lebon a été sélectionné aux 8ième Jeux de la francophonie qui aura lieu à Abidjan au cours de cette année 2017. En représentant la République du Congo à cette compétition de haute portée, l’œuvre du petit lycéen qui immortalisait les moments souvenirs du lycée Pierre Savorgnan de Brazza a atteint une dimension internationale, au point d’être une référence au même titre que ses pairs et devanciers, de la photographie congolaise.

Au finish, que dire de plus si ce n’est demandé aux autorités de la République de créer plus d’espaces d’explosion des talents, à l’instar de Zed Lebon et bien d’autres qui sont encore dans l’ombre.

Athanase Jaurès MOUSSOUNGOU.    

  

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