Pendant qu’une partie de la population brazzavilloise dort profondément, les vendeuses de pain à la criée sont déjà debout, elles entament leur journée bien avant le lever du soleil.
Dès 4h ou 5h du matin, elles sillonnent les ruelles de la ville, une cuvette sur la tête remplie de pains, pot de pâte d’arachide et margarine à la main, poussant des cries, « pain chaud, pain chaud eleki », avant de s’installer dans un coin.
Elles connaissent les coins stratégiques et les clients fidèles. Ainsi, les pains achetés à la boulangerie deviennent des vraies sources de revenu pour ces femmes. Malgré les contraintes de ce métier, elles font preuve de courage et détermination.
Chaque pain vendu est une victoire pour ces femmes battantes.
Ces femmes ne sont pas seulement des commerçantes, mais aussi des mères, des épouses, des stratèges. Leur travail, souvent ignoré, est d’une nécessité cruciale pour le quotidien de plusieurs foyers.








