Kevin Mbouande Mbenga, alias Le Métatron, cible Lifouramba, une des plus belles voix masculines de la rumba sur les deux rives du fleuve Congo, aurait du mal à s’imposer véritablement dans la guerre artistique de notre époque et à être en phase avec les exigences actuelles de l’industrie musicale.
Un rumbiste au sens propre du terme avec des compositions alléchantes qui bercent l’âme. Kevin est l’un des rares artistes des deux Congo qui pratique jusqu’ici de la rumba authentique, celle de Paulo Kamba. La texture et la tessiture de son timbre vocal apaisent l’âme. Très bon danseur aussi avec un charisme irrésistible et une présence scénique à vous couper le souffle, malheureusement la carrière de cet éminent adepte de la rumba peine toujours à décoller à la hauteur de l’immensité et de la profondeur de son talent.
Malgré que son groupe Patrouille des stars soit un des groupes les plus stables en Rép du Congo, certaines indiscrétions pensent que Kevin souffrirait d’un manque criard d’une bonne politique management capable de le pousser au-delà de son plein potentiel. D’autres estiment qu’il n’est pas dans un réseau capable de lui ouvrir des portes afin qu’il puisse faire valoir davantage sa virilité artistique au-delà du continent. La carrière du Métatron stagnerait aussi par un manque de soutien, de sponsor, de producteurs adéquats et surtout de mécénat.
Avec environ 30 ans de carrière, l’artiste ne pèse que 41 k abonnés sur Facebook et 11k sur sa chaine YouTube à l’époque où le numérique devient un outil indispensable dans le processus du développement de la carrière d’un artiste. À noter que Roga Roga, qui serait parmi ses adversaires artistiques principaux, pèse plus de 700K abonnés sur Facebook, une différence de 660K abonnés. Le Métatron cible lifouramba et son équipe devraient multiplier des efforts et des stratégies pour imposer ce géant de la rumba sur la toile.
Ligne rouge est le récent album mis sur le marché depuis le 22 aout 2025 avec un clip disponible, peine à décoller malgré la qualité artistique de haut niveau qui plane sur cet album. La promotion de ce bel album ne serait pas à la hauteur des enjeux.
Kevin Mbouande, qui est sans doute parmi les derniers jokers de la rumba de notre époque, mériterait un accompagnement digne de ce nom pour justement pérenniser l’œuvre de Paulo Kamba grâce à sa force de frappe artistique. D’ailleurs il le répète souvent dans les interviews qu’il serait capable d’impressionner le monde si on le mettait dans des conditions adéquates ou si les opportunités s’offraient à lui.








