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LES RECOMPENSES ARTISTIQUES EN PERTE DE VITESSE

Créé en 2019, CONGO BEST AWARD vient de reporter l’édition de cette année pour une date ultérieure. Cette cérémonie de récompense qui commençait à gagner le cœur des Congolais et à s’imposer dans l’arène culturelle congolaise vient d’être heurtée par un manque de soutien conséquent notifié dans un communiqué posté le 10 décembre 2025 sur Brazza Buzz, initiateur de ce projet.

L’univers des récompenses des artistes et créateurs congolais vient d’être frappé, il continue de souffrir d’une instabilité notoire qui serait due en partie à un manque de soutien solide.

Comme illustration, Tam-tam d’or, initié par Médard Milandou en 2005, devenu une référence au fil des années en Afrique centrale, a disparu de la scène aussi facilement dans un silence insoupçonnable.

Les sanzas semblent ne plus exister depuis la disparition de son architecte Henri Germain alias Beethoven le 16 octobre 2024, qui a laissé un vide, lequel résonne encore dans la mémoire collective.

Éd chevry Diazz par contre, se bat pour faire exister les trophées d’excellence studios 210, qui jusqu’ici est en réanimation et aux soins intensifs.

Les Kamb’awards pour les cinéastes se sont arrêtés à la 3ᵉ édition, on parlerait d’une mort précoce.

Le Comic d’or, dédié exclusivement aux artistes humoristes, une première en terre congolaise, a connu un black-out violent après sa 1ʳᵉ édition en 2024. Junior de Matt, initiateur de ce projet louable aurait annoncé finalement la 2ᵉ édition pour le premier trimestre de 2026, une sorte de renaissance.

Plusieurs entrepreneurs et opérateurs culturels congolais tâtonnent encore pour donner vie à leur projet de récompense, non par manque de volonté, mais par un manque criant de soutien sous toutes ses formes. Des défis réels restent à relever dans le secteur culturel congolais, partant de la création à la consommation en passant par la promotion, le soutien et les récompenses.

On ne le dira jamais assez, il faut impérativement une véritable politique de management artistique et un environnement propice pour permettre aux opérateurs culturels de tenir leurs concepts dans le temps et aux artistes de s’épanouir davantage dans ce qu’ils pratiquent comme art au quotidien.

Si rien ne se fait dans ce sens, les artistes comme opérateurs culturels vont bricoler comme à l’accoutumée et le Congo s’écartera davantage de cette guerre artistique sur le continent où chaque pays se bat pour imposer son leadership par la création artistique de qualité et par des concepts alléchants comme PRIMUD et le FEMUA en Côte d’Ivoire, plaque tournante du rayonnement de la musique de l’Afrique francophone, pour ne citer que le pays d’Asalfo.

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