Le 19 janvier 1947 est une date importante dans la vie de l’Eglise Evangélique du Congo (EEC). C’est au cours de cette date que le Réveil spirituel ou Nsikumusu a fait irruption parmi les élèves catéchistes de la station missionnaire de Ngouédi.
L’élève Buana Raymond, qui s’appellera plus tard Buana Kibongi, serait la personne par qui le Réveil est entré dans l’Église. Daniel Ndoundou va s’approprier du mouvement au point qu’il en devient le leader principal jusqu’à la fin de ses jours en 1986, ce, après le départ de Buana Kibongi au Cameroun puis en France pour parfaire ses études.
Toutefois, les pratiques de Réveil du Pasteur Ndoundou auraient été sources de tensions à la fois sur le plan théologique et sur le plan Ethnique.
Certains membres de l’E.E.C n’étaient pas favorables aux manifestations spectaculaires (transes, dons de grimper et d’écrire, musique traditionnelle dans les cultes, prophéties, médecine révélée, utilisation de la piscine de Siloé,etc.) et considéraient que l’autorité spirituelle du Réveil venait de la lecture exclusive que de la bible, de celui qui se conforme à la parole de Dieu et qui la met en pratique.
Pour le pasteur Buana Kibongi, le mouvement du Réveil, dont il est l’initiateur, aurait été perverti dans la mesure où il accordait plus du crédit aux messages prophétiques et aux manifestations charismatiques éclatantes, tandis que la prédication aurait été reléguée au second plan.
Les responsables de l’E.E.C et à sa tête le pasteur Buana Kibongi dénonceraient l’utilisation de la piscine de Siloé qu’ils considéraient comme dénuée de tout fondement biblique. Pour ce dernier, la théologie Yobila Siloa du pasteur Daniel Ndoundou n’aurait aucun ancrage dans la bible. Le pasteur Ndoundou aurait d’ailleurs été réprimandé par les dirigeants de l’E.E.C pour cette pratique.
Il faut noter que Daniel Ndoundou était un pasteur exceptionnel dans la vie de l’E.E.C. Ses « dons à lire les consciences », sa pratique de la « médecine révélée » et ses retraites thérapeutiques à « l’étang de Siloé », seraient parmi les éléments qui aurait forgé sa réputation et sa force spirituelle. D’ailleurs aux premières heures des années 1970, le pasteur Ndoundou prend l’initiative de compléter ses prières d’intercession en ordonnant l’utilisation des plantes médicinales dans la guérison des malades. Cette méthode thérapeutique aurait pris le nom de « médecine révélée » car les plantes utilisées pour les soins seraient, selon ses promoteurs, révélées par Dieu à travers les songes ou les rêves.
Prier, magnifier et adorer Dieu en intégrant dans ce processus spirituel ses racines culturelles et traditionnelles reste une préoccupation épineuse jusqu’à nos jours dans plusieurs confessions religieuses chrétiennes en Afrique en particulier.
NB : Notre rédaction s’est permis de retranscrire certains moment fort de l’EEC, nous sommes ouverts à toutes les contributions pour étoffer cet article, car il est crucial de préserver ce riche héritage commun car L’EEC, au-delà de son aspect évangélique, reste un patrimoine qui a eu un impact significatif sur l’histoire de l’évangélisation en terre congolaise.








