Depuis l’annonce de son malaise survenu dans la nuit du 19 octobre, un véritable élan de solidarité s’est emparé de la toile congolaise. Anonymes, chroniqueurs et acteurs culturels, aussi des figures majeures de la musique se mobilisent massivement pour apporter leur soutien à la star de la rumba Roga Roga et leader incontesté de l’orchestre Extra Musica.
Preuve que la confraternité est plus forte que la compétition, la scène musicale s’est rassemblée d’une seule voix. Les membres du groupe Extra Musica Nouvel Horizon, pourtant perçus comme ses principaux challengers, ont multiplié les messages chaleureux à l’instar de Sonor Digitale, Zaparo de Guerre et Levyson Egnima.
Le geste le plus fort reste sans doute celui de Kévin Mbouandé, considéré comme son rival le plus emblématique, qui n’est pas resté en marge de cet élan. En affichant ouvertement son soutien, l’artiste a choisi de mettre de côté les querelles de scène pour privilégier l’humain. D’autres figures telles que 100% Sétho ou Varan de Comodo ont également apporté leur pierre à cette chaîne d’union.
Le monde du spectacle s’est lui aussi fortement mobilisé pour cette grande figure de la musique. Parmi les réactions les plus remarquées du côté des opérateurs culturels, le promoteur Bertrand Bébert Étou, qui a collaboré par le passé avec Roga Roga, a publié un message particulièrement touchant à l’endroit de l’artiste.
Cet épisode met en lumière qu’au-delà des guerres d’egos et des rivalités qui animent la scène musicale nationale, un lien de solidarité profond unit les artistes congolais. Alors que l’ensemble du public espère que cette bienveillance partagée est sincère et durable, cet événement pourrait bien insuffler une nouvelle dynamique au sein de l’arène musicale à l’avenir. Car si la compétition reste artistique, la fraternité, elle, demeure essentielle.
Par-dessus tout, il faut le reconnaître, l’arène de la rumba a besoin du grand « Zébira » pour pimenter davantage le game. Le voir inactif pourrait en effet fragiliser cette dynamique, d’une part en affaiblissant la rivalité loyale sur le plan local, et d’autre part en réduisant le rayonnement de la rumba à l’échelle internationale car jusqu’ici il est considéré comme le summum de la rumba congolaise sur la rive droite du fleuve Congo, l’unité de mesure.








