L’accessoire de beauté porté généralement par la femme autour de la taille est communément appelé « affléma » en akan, « baya » en malinké et « zigida » en lingala. C’est un accessoire multifacette dont la séduction est un réel composant qui laisse désirer la femme africaine.
En ivoire, en or, en diamant, en argent, en perles ou en verre, ce bijou fait partie intégrante du mode de vie de nombreuses femmes africaines en général, et du Congo en particulier. Il est un véritable éloge au charme et à l’innovation de la femme noire. Avec son caractère aphrodisiaque et curatif, le zigida s’adapte à tous types de corps féminins. Il souligne le corps de celle qui le porte et met en valeur le potentiel physique de ses courbes.
En République du Congo, le port du zigida fait toujours partie du quotidien de certaines jeunes filles et femmes. Ce collier qui, selon certaines opinions, éveille la sensibilité et maintient la tension sexuelle des hommes, est une véritable arme de séduction. Une poignée de personnes interrogées à ce sujet pense que le zigida attirerait les mauvais esprits ; certains estiment qu’il donne une mauvaise image de la femme noire ; d’autres, par contre, pensent qu’il permet simplement à la femme d’affirmer sa féminité et, par-dessus tout, sa sensualité.
Par ailleurs, ce collier de taille existe en plusieurs types, comme les djal djal, petits colliers portés en grand nombre sur les hanches, le ferl, qui est fait de grosses perles, ou encore le môrômôrô, un collier parfumé qui sert, selon certains témoignages, à enivrer son homme dans un couple. Il constitue un atout majeur de beauté pour la femme africaine, loin de toute connotation négative.
Notons que ces perles ont une importance culturelle spécifique en Afrique. Elles sont portées au cou, aux chevilles et certaines sont même utilisées lors de rituels religieux, pour des initiations ou encore pour soulager les maux de reins depuis leur origine.







