Dans une circulaire publiée le 11 août 2026 sur sa page Facebook officielle du ministère de l’enseignement supérieur, le gouvernement congolais remet les pendules à l’heure auprès des promoteurs des Établissements Privés d’Enseignement Supérieur (EPRes), concernant les filières strictement réservées au secteur public.
Rappel strict du cadre légal
Le ministère rappelle que certaines disciplines stratégiques et régaliennes ne peuvent, en aucun cas, faire l’objet d’un enseignement dans le secteur privé. Ce, selon le décret n°99-281 du 31 décembre 1999 portant rectificatif du décret n°96-221 du 13 mai 1996 réglementant l’exercice privé de l’enseignement.
Les domaines formellement interdits aux établissements privés sont :
- Les douanes et les impôts ;
- La magistrature ;
- La défense et la sécurité ;
- La santé publique ;
- La formation des formateurs (sauf dans le cadre d’une convention spécifique).
Sanctions : non-reconnaissance des diplômes par l’État
La ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Delphine Edith EMMANUEL née ADOUKI, se montre catégorique quant aux conséquences pour les contrevenants. Non seulement ces formations sont illégales au sein des EPrEs, mais les diplômes délivrés à l’issue de ces cursus ne seront aucunement reconnus par l’État congolais.
Cette mise en garde vise à protéger les étudiants et leurs familles contre les offres de formation non homologuées et à garantir la souveraineté de l’État sur la formation aux métiers régaliens et de santé publique.
En concluant sa circulaire, la Ministre a insisté sur l’« application rigoureuse » de cette directive par l’ensemble des acteurs du secteur éducatif privé.






