La scène urbaine féminine en République du Congo traverse une période d’effervescence. Entre déclarations tranchantes, ego-trips assumés et revendications de suprématie, les rappeuses enflamment les réseaux sociaux. Mais au-delà des slogans et de la hype sur les réseaux sociaux, une question demeure : qui domine véritablement le game ?
Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d’un bras de fer entre quelques rappeuses congolaises. Jessy B, Karcy, Laila and the Groove et BG. Chacune affûte ses armes pour imposer sa dictature artistique.
Des punchlines acérées et des titres revendiqués
Dans ce bras de fer, chacune passe à l’offensive pour marquer son territoire. Lauréate du Prix Découvertes RFI 2023, Jessy B affirme qu’elle ne joue pas dans la même catégorie que ses rivales. De son côté, Karcy s’érige en véritable « Déesse du rap », tandis que Laila and the Groove revendique le titre de la « Daronne du Game ». BGS, quant à elle, affirme avoir le talent et les épaules assez solides pour porter haut le rap congolais à l’international.
Une rivalité qui fait grandir la scène urbaine congolaise
Au-delà des querelles d’ego, cette agitation témoigne d’une scène en pleine effervescence. Dans un milieu encore largement dominé par les hommes, ces jeunes dames ne se contentent plus de chercher à faire entendre leur voix : elles s’imposent et prennent toute leur place.
Des bonnes guerres qui leur permettent de se mesurer, se démarquer et de repousser leurs limites dans la perspective de marquer davantage la présence des femmes dans le game.
« Lorsqu’elle est canalisée dans la création, cette rivalité devient un véritable moteur : elle mobilise les fans et braque les projecteurs sur la culture locale« , dixit un observateur averti.
Alors qui de ces trois dames domine véritablement le game ? C’est la grande préoccupation qui hante les passionnés de la musique urbaine car jusqu’ici les avis sont partagés et chaque artiste tire le drap de son côté.
Une réalité certaine, sur le continent africain, les artistes dames ont encore du travail à fournir pour imposer le nom de leur pays dans l’arène de la musique africaine.








