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SAISON 2 DE LA WEBSERIE TAL’ BA MAMBU SUR LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE

Après une première saison bien accueillie par le public, la série-web « Tal’ ba mambu » est de retour dans le costume de la saison 2. Une saison à travers laquelle d’autres figures de la sphère culturelle et artistique du Congo se sont ajoutées pour encore plus de piment et de saveur à la sauce de cette production signée La congolaise 242, sous la réalisation d’Arcel Diamana Alias Sisa Bidimbu et Akim le négro. Entretien avec l’un des réalisateurs.  

Les Dépêches de Brazzaville (L.D.B.) : Quelles sont les nouveautés servies au public dans la saison 2 de la série-web “Tal’ ba mambu” ?

Sisa Bidimbu (S.B.) : Dans la saison 2 de “Tal’ ba mambu”, nous avons revu le format, il est légèrement plus long qu’avant avec un timing d’une moyenne de 10 mn. Nous avons fait intervenir une maman d’une cinquantaine d’années au nom de « Mère Anny » pour donner une autre dimension au projet. Elle est intervenue dans le premier épisode intitulé « Location sous pression » avec un rôle principal. Elle va revenir dans le dernier épisode prévu pour le 28 novembre dans un rôle inédit. Nous avons fait intervenir Julles Ferry Moussoki, médaillé d’or des 8es Jeux de la francophonie dans la catégorie conte. Il a joué le rôle du génie de la forêt, un personnage qui raconte l’histoire en présentant, de manière générale, la quintessence de l’histoire, tout en créant le suspense. Ce dernier pose la question aux internautes pour susciter le débat. Il est intervenu dans les deux premiers épisodes et va intervenir également dans le dernier. Il y a aussi Mariusca Moukengue, une figure importante du slam en République du Congo qui a signé sa présence dans le deuxième épisode « Epouse-moi », en apportant sa touche artistique à ce projet grâce à son talent. 

L.D.B. : Combien d’épisodes compte la saison 2 de la série et en combien de temps avez-vous tourné ?

S.B. : La saison 2 de “Tal’ ba mambu” est plus brève que la premièreet ne compte que quatre épisodes que nous avons tournés en un mois, de mi-septembre à mi-octobre. La post-production, quant à elle, s’est faite en deux semaines.

L.D.B. : Quels sont les différents thèmes qu’aborde cette production ?

S.B. : Nous gardons notre ligne. Nous ne sommes pas dans la fiction mais dans le réel. Chaque épisode est unique et porte sa propre histoire. A travers chaque scène, nous racontons ce que nous vivons au quotidien comme faits de société afin d’interpeller la conscience collective. Par exemple, l’épisode 1, “Location sous pression”, raconte les conflits qui existent souvent entre propriétaires et locataires, en abordant superficiellement les questions de retraite et de chômage au Congo. L’épisode 2, “Epouse-moi”, présente la difficulté de certains jeunes à se marier. D’une part, c’est le coût du mariage coutumier et d’autre part, la pression de la future épouse sur le fiancé en manque de moyens financiers qui freinent l’élan de se marier.

L.D.B. : Ce n’est pas toujours facile de perpétuer un projet lorsque celui-ci est porté par des fonds propres. Qu’en-est-il pour vous ?  

S.B. : Nous sommes dans l’autoproduction. De la production à la diffusion tout en passant par la post-production, il n’y a que ma plateforme www.lacongolaise242.org qui supporte le projet. Certains acteurs veulent intégrer le projet, mais on ne peut pas accepter leurs propositions faute de moyens. Nous tournons et programmons les épisodes, en fonction des moyens à notre disposition. Nous sommes dans un pays ou le mécénat et le sponsoring n’existent presque pas. Certaines entreprises et personnalités contactées, avant nous, ont promis un accompagnement mais qui n’a pas été effectif à la dernière minute. Nous n’allons pas nous arrêter à cause de cela. Si nos moyens nous donnent la possibilité de ne réaliser qu’un seul épisode pour une saison, on le fera.

L.D.B. : Quel est le retour du public ?

S.B. : Vous le constaterez par vous-même sur la toile, il y a plus d’engouement que lors de la saison 1. Nous recevons des appels, des messages de partout dans le monde. Nous disons merci à toutes ces personnes qui interagissent autour de cette web-série.

L.D.B. : Votre message de fin…

S.B. : Nous sollicitons le soutien de tous pour perpétuer ce projet, surtout encourager toutes ces personnes qui sont à la manœuvre pour créer et fabriquer les différents épisodes. Nous disons merci à l’entreprise Harmonie, une entreprise de la place, qui a fait un don aux artistes dès la diffusion du deuxième épisode de “Tal’ ba mambu”. Par ailleurs, nous remercions également l’artiste Parfait Young qui a composé et enregistré gratuitement, avec l’aide de Mariusca Moukengue, une chanson pour « Tal’ ba mambu » qui fera désormais office de générique. Cette chanson intégrera la web-série en générique dès le 21 novembre lors de la diffusion du troisième épisode.

Source : ADIAC-CONGO